Selon les derniers chiffres parus début 2018, WordPress équipe désormais plus d’un tiers des sites internet en activité dans le monde.

Le CMS est désormais en position hégémonique et règne en maître sur le marché des systèmes de contenus. Autrefois connoté « blog », le système de gestion de contenu WordPress a très largement dépassé les frontières du monde des blogueurs pour devenir un CMS « tout-terrain », capable aussi bien de servir de site institutionnel, de site de réservation de rendez-vous, et même de commerce en ligne.

Cette polyvalence est permise par l’existence de nombreux thèmes graphiques et modules fonctionnels. Cet écosystème abondant ne va pas aujourd’hui sans une certaine complexité, et pour mettre en place un site WordPress performant et sécurisé, il est plus que recommandé d’apprendre à maîtriser WordPress dans son entreprise. Cela évitera de nombreuses déconvenues.

Les principaux risques à maîtriser

WordPress est un système énormément riche en plug-ins et en thèmes graphiques. Pour celles et ceux qui souhaitent le faire, il est même possible de modifier chacun de ces éléments au-delà des développements initiaux de l’équipe ayant réalisé tel module ou tel kit graphique. Cependant, une telle liberté ne va pas sans danger, surtout lorsque les compétences techniques manquent aux personnes qui décident de « regarder sous le capot ». Voici quelques précautions de base pour éviter les problèmes lorsqu’on utilise un site tournant sous WordPress.

Le nombre de modules fonctionnels – ou plug-ins – doit être étudié de façon modérée : chaque module doit correspondre à un besoin particulier, clairement identifié, et pour lequel aucune fonction intégrée à WordPress dans sa version de base ne convient. Le risque ici est que, face à la profusion de modules, le responsable de site WordPress soit tenté d’en installer un très grand nombre sans réellement se fixer de limites.

La profusion de modules dans un site WordPress contribue à ralentir ses performances et à augmenter le temps de chargement des pages, ce qui peut nuire à son utilisation et à son référencement naturel, Google faisant de la rapidité des pages web un critère de classement dans ses résultats. De plus, il peut arriver que des modules cessent d’être mis à jour par leurs équipes et deviennent des failles de sécurité. Deux bonnes raisons de limiter le nombre de plug-ins installés sur son WordPress.

Les développements spécifiques doivent se faire d’une façon précise et de façon modérée. En effet, WordPress et les modules fonctionnels, ainsi que les thèmes graphiques, se mettent régulièrement à jour. Il peut arriver que des fichiers modifiés manuellement par une personne ayant accès aux fichiers de WordPress ou au back-office soient écrasés par une mise à jour intempestive, sur laquelle par définition le responsable du site n’a que peu d’influence (les mises à jour étant souvent liées à des questions de sécurité, mieux vaut en effet les faire autant que possible).

Pour opérer des modifications substantielles dans le code de WordPress, on recommande souvent de procéder avec précaution et seul un développeur WordPress expérimenté peut faire ce genre d’opérations de façon optimale, par exemple en créant un module fonctionnel dédié à une opération précise. Pour éviter ces problèmes, de plus en plus de thèmes graphiques prévoient des optimisations dans des zones spécifiques.

Pour toutes ces raisons, se former à WordPress est devenu aujourd’hui indispensable surtout dans les grandes entreprises, au sein desquelles les enjeux commerciaux sont importants.