L’hébergement peut se définir comme la prestation de service qui va permettre l’accès à un site Web sur Internet. Par exemple : OVHEasy Hoster, One. Au minimum la publication sur la toile de documents numérisés avec un accès permanent pour les internautes (24h/24 et 7j/7), sur un ordinateur sécurisé et connecté à Internet : le serveur Web.

En règle générale, le spécialiste en hébergement Web est donc une société dont la vocation est la mise à disposition des internautes de sites conçus et gérés par des tiers. L’entité concernée est dotée d’une infrastructure technique qui peut garantir à ses clients la meilleure accessibilité possible à leur site. Le choix du prestataire devra ensuite s’effectuer sur des critères précis qui vont dépendre de la nature même du site que l’on cherche à faire héberger.

Critères pour le choix de l’offre

Les caractéristiques à prendre en compte doivent traduire toutes les spécificités du site à mettre en place. On s’attachera en particulier à estimer

  • Le trafic attendu sur le site et ainsi déterminer le nombre de connexions simultanées que le serveur devra être capable de prendre en charge
  • La taille de l’espace requis. Elle dépendra de la structure même du site :
    son arborescence
    – le nombre de pages qui le composent
    – le nombre d’images, qui occupent un espace mémoire plus conséquent que des données textuelles, et ce à proportion de – la qualité de leur prise de vue et de l’affichage attendu (on peut parler de résolution exprimée en pixels)
    éventuellement si l’on prévoit d’ajouter des données audio ou vidéo
    – …
  • Les fonctionnalités associées
    – Pour un site marchand, par exemple, il faudra peut-être prévoir un dispositif conçu pour sécuriser des transactions de paiement
    – Pour des applications de nature collaborative, il faudra non seulement proposer des fonctionnalités de messagerie mais également d’agenda, de gestion de tâches…
    – Des liens avec d’autres sites
    – Des procédures de protection des données qui pourraient transiter sur le site : freins à la recopie, cryptage d’informations confidentielles…

Il est donc important de pouvoir éclaircir la nature de ses attentes et ainsi mieux se déterminer sur l’offre souhaitée, en s’attachant en particulier à en mesurer ses limites.

Offre gratuite ou payante ?

web-hostingCertains professionnels proposeront éventuellement des offres gratuites, dont la question de pertinence se posera lorsque le site à architecturer présentera un certain degré de complexité.

Pour autant, cette gratuité affichée peut correspondre, pour le prestataire, à une offre d’appel qu’il s’emploiera à transformer en payante dès lors que son client souhaitera disposer de prestations plus performantes avec d’autres fonctionnalités. Il faudra donc vérifier dans tous les cas les conditions d’exercice de la prestation et s’assurer au minimum des conditions prévues en cas de panne ou de dysfonctionnement ou encore de la nature du support client proposé. Sous prétexte de gratuité, on devra en particulier s’assurer qu’il n’y a pas d’exposition en contrepartie à l’insertion de publicité non désirée, qui pourrait venir parasiter le message à délivrer.

En résumé, rien n’empêche de faire jouer la concurrence pour obtenir l’offre la plus adaptée à son cahier des charges sans toutefois oublier que c’est bien la prestation proposée au final aux internautes qui devra être prise en compte pour se déterminer. Il ne faudrait pas, sous prétexte de réaliser une économie, perdre de vue la nature même du message que l’on souhaite délivrer et sa cohérence par rapport à l’image que l’on cherche à véhiculer, que le site soit dédié à un usage personnel et a fortiori professionnel.

Comment peut être définie l’activité d’un hébergeur ?

Pour l’essentiel, il va s’appliquer à installer ses serveurs dans des locaux adaptés. Il s’emploiera à les sécuriser par une alimentation électrique ondulée, secourue par un groupe électrogène, dans une salle bien ventilée, le plus souvent climatisée et équipée de dispositifs anti-incendie. Il s’attachera ensuite à tenir ses serveurs à jour en veillant en particulier à leur sécurité et leur capacité, par exemple, à se protéger d’attaques malveillantes.

Il s’appliquera également à assurer leur maintenance et à les réparer en cas de panne. Son intérêt est également d’assurer une veille permanente sur des technologies en perpétuelle évolution, ne serait-ce que pour avoir l’assurance de toujours être en capacité de proposer à son client la prestation la plus moderne et performante possible. D’autant que ce dernier est lui-même de plus en plus souvent informé sur toutes les avancées technologiques qui vont le concerner de près ou de loin.

Il ne faut pas perdre de vue que si le client fait le choix d’un hébergement fiable, c’est
– au moins, comme on l’a vu, pour sécuriser son service
– en principe, également, pour profiter de ressources plus conséquentes proposées par le prestataire – une bande passante plus large pour un meilleur téléchargement, par exemple
– évidemment aussi profiter du conseil et des services d’un support associé

Mais comment fonctionne l’échange d’informations entre l’ordinateur « client » et le serveur ?

Rappelons donc au passage le principe général des règles qui régissent l’accès à un site Internet. Lorsqu’un visiteur demande l’affichage d’une page à son navigateur Web, ce dernier interroge des serveurs dits DNS (Domain Name System) pour connaître l’adresse IP (Internet Protocol – numéro d’identification attribué à chaque appareil connecté à un réseau informatique) du serveur hébergeant ce site. En d’autres termes, on s’applique par un protocole spécifique à permettre une communication entre 2 ordinateurs distants.

Dès qu’il a obtenu une réponse, le navigateur interroge ce serveur pour lui demander l’affichage de la page. Le serveur web va alors chercher la page sur son disque dur (pour une page statique) ou la fabriquer à l’aide d’un script (s’il s’agit d’une page dynamique), puis il l’envoie au navigateur qui finit donc par l’afficher sur l’écran du visiteur.

Les différentes catégories d’hébergement

On l’a compris, la nature du service proposé peut considérablement varier en fonction du besoin présenté.

La plupart des offres sont regroupées en grandes catégories :

  • Les hébergements partagés ou mutualisés : Chaque serveur peut regrouper des milliers de sites et ainsi minimiser le prix de revient. Si l’intérêt est financier, le revers de la médaille, en revanche, c’est que le client est soumis au bon vouloir de l’hébergeur.

Dans certaines configurations d’hébergement mutualisé, l’utilisateur peut disposer d’un serveur virtuel pour son site. Il continue cependant à partager la même infrastructure matérielle avec d’autres.

  • Le serveur dédié : Le client dispose de son propre serveur, et l’administre à sa guise, ce qui constitue l’avantage principal. Le fournisseur demeure pour autant propriétaire du serveur. Inconvénients : un coût plus élevé que pour les hébergements mutualisés et des compétences pour gérer la machine.
  • L’hébergement virtuel dédié garantit plus de souplesse qu’un dédié (le client administre sa machine) avec une machine virtuelle utilisant les ressources d’un serveur (physique)
  • Les hébergements dédiés dits « managés », avec service d’infogérance: Le client dispose de son propre serveur mais les techniciens prennent en charge la gestion système. Cette solution est intéressante quand le client n’a pas de compétence technique sur l’administration. Seule obligation : déposer le nom du site.
  • La colocation : L’hébergeur met à disposition du client un espace où il place son propre serveur (en principe, dans des armoires nommées racks ou « baies »). Le client dispose d’un câble d’alimentation électrique et d’un câble ethernet, pour alimenter et connecter son serveur à Internet. Ce système a priori moins cher, puisque la location du serveur n’est pas comprise, doit parfois intégrer le coût de systèmes de sécurité et des badges dans les centres de traitement de données.

Obligations et contraintes règlementaires

webmaster-louvain-la--neuveLa principale obligation est naturellement la garantie de mise à disposition du service pour lequel il s’engage contractuellement.

Même s’il n’a pas l’obligation générale de surveillance des contenus, il doit cependant supprimer tout contenu illicite dès qu’il en a connaissance. En 2004, une loi présentée par le député Jean Dionis impose aux hébergeurs de se doter de moyens pour bloquer les sites comportant des contenus à caractère raciste. A noter également, que depuis 2007 et la mise en place de dossiers médicaux personnels, seuls des professionnels agréés par une commission peuvent prétendre à l’hébergement d’applicatifs contenant des données de santé à caractère personnel.

En conclusion…

Quel que soit le choix effectué, les entreprises qui ont recours à l’hébergement de leurs infrastructures et applications informatiques font face à de nombreux challenges.

Tous les prestataires Web ne proposent pas de services d’hébergement. Cependant, certains webmaster freelance à Ottigines proposent des services d’hébergement avec monitoring assez intéressant.

Tiraillées entre des exigences de performance et des contraintes financières importantes, elles se tournent de plus en plus souvent vers des solutions privilégiant mutualisation et industrialisation. La virtualisation, l’informatique dans les nuages (le cloud computing) et les applications en mode SaaS (Software as a service – littéralement logiciel utilisé comme un service) sont de plus en plus envisagées comme des alternatives à l’hébergement interne.